Décalage horaire

Posons les choses à plat.

On répète à qui veut bien l’entendre que cette nuit, à 2H, il sera 3H. Soit.

Or, toutes les horloges Windows passeront de 1H59 à 3H: pas de 2H. Donc, il ne sera jamais 3H puisqu’on ne verra jamais 2H.

Conclusion: la fin des/du temps aura lieu cette nuit à 1H59, et je vais retourner me rincer la gueule au Cointreau de contrebande.

Différencions les Rosbeefs.

Bonsoir les enfants. Nous sommes samedi soir, vous êtes donc complètement torché, et tenez des propos racistes. C’est donc l’occasion rêvée pour vous glisser un article rempli de clichés sans me faire insulter.

Le Royaume-Uni, vous connaissez? Bien. Vous savez qu’il n’y a pas que des Anglais, mais aussi des Gallois, Ecossais, et j’en passe. Mais comment différencier un roukmout bourré d’un autre? Voici le guide pratique et scientifique d’Etilgrad:

L’Anglais: Un mec torché qui chante God Saves the Queen en se bastonnant devant un pub.

L’Ecossais: Un vieux bourré au Whisky qui joue de la cornemuse dans un château en ruines.

L’Irlandais: Un vieux bourré à la Guiness qui joue du pipeau dans un champ vert.

Le Gallois: Clwhch klwchwch whchwlch whchl.

Voilà, bonne soirée mes chéris.

Vœux de la Rédaction d’Etilgrad

Toute la rédaction d’Etilgrad se joint à moi pour continuer à se gaver de foie gras et de chaperon même après les fêtes en se riant de la plèbe qui attend les soldes du 8 janvier.

Nous sommes pleinement conscients que nous n’avons rien publié pour l’anniversaire du blog, et une fois de plus tous mes collaborateurs se joignent à moi pour s’en foutre puisqu’on a arrosé ça en comité privé.

On vous souhaiterait bien une bonne année, mais on a mieux à faire.

Bisous.

Annonce

Bientôt, ce sera l’anniversaire d’Etilgrad. Je ne sais plus depuis combien d’année on a ouvert, et on n’a rien prévu pour fêter ça. Tas de cons. Bisous.

Le blues d’la vie, Maudit maudit lundi …

J’en croise du monde le lundi. De tout, en majorité du sympathique, d’autres plus difficiles à suivre dans leur chemin de vie, et un que je laisse se perdre dans les chemins tortueux de l’incohérence mentale.

Prenons ce petit groupe qui, lors d’une pause, parle de remèdes alternatifs pour les maux de tête, la tension, etc. Soit, je suis preneur, je suis la conversation d’une oreille attentive puis d’un nez désabusé:
« J’ai acheté un flacon de menthe poivrée contre les migraines. Tu t’en mets un peu sur les tempes et le front, et si tu veux sur le cuir chevelu. » Elle associe le geste à la parole.
« Et tu n’as plus mal avec ça?
-Si, mais tu n’y penses plus car tu te focalises sur les picotements de la menthe. »
Donc, pour ne pas avoir mal au crâne, tu t’infliges une autre douleur avec un produit hors de prix, et qui pue. Autant se mettre des pinces à linge sur les tétons, ça coûte deux euros, tu te focalises mieux sur la douleur et tu n’empeste pas toute la salle avec ta merde qui schlingue. Crotte, quoi.

Mais il y a pire. Cet homme qui tente de parler, mais qui fait plus de fautes qu’un collégien illettré, l’accent pourrave et le débit mitraillette en prime. Qui revient en même temps que toi de la salle de sport, squatte la seule douche vingt bonnes minutes et sort en disant « Ah, tu prends une douche aussi? » et te fait arriver en retard à la pause déjeuner. Ou qui t’annonce, le t-shirt saturé de sueur, qu’il ne prend pas de douche, et te demande s’il y a de la place à ta table. Qui oublie qu’il a un couteau et pousse sa ripaille avec le doigt dans sa fourchette, en parlant de ses problèmes rectaux.

Mes lundis sont animés, sont plaisants, mais mille pétards y’a des soirs où j’ai envie de hurler nu dans un champ de blé tellement pour ne pas en tabasser un en pleurant.

Pourquoi ne le voyait-il pas.

Ce petit homme entièrement chauve, habillé d’un jean sale et d’un anorak ayant vu trop d’hivers dont celui de 1954, ne remarquait rien sur mon front. Bon Dieu, que c’était visible pourtant.

Depuis une demi-heure il me parlait depuis son banc, tandis que j’étais debout à ses côtés, et il ne remarquait rien. Il me parlait de la France qui allait mal, de l’embauche des jeunes, de l’Education Nationale où tout fout le camp ma bonne dame, et qu’il fallait mieux les former sur le tas en alternance parce que de toute façon les profs c’est que des fainéants.

Sa propre réflexion ne lui laissait pas le temps de voir l’inévoitable. Enfin, ce qu’on ne peut pas ne pas voir. Le truc, là, aidez-moi. Enfin il n’arrivait pas à voir ce qu’il avait devant les yeux. Sur mon front, pour être précis.

Il levait pourtant la tête vers moi tout en m’expliquant que l’Europe était foutue et que de toute façon les migrants ce seraient bientôt nous et que ceux qu’on a là il fallait bien les mettre quelque part mais pas chez nous hein, faut pas pousser. Il me regardait dans les yeux quand il prenait en exemple les allemands qu’on devrait suivre, qui sont sérieux et travailleurs pas comme les cas sociaux assistés de chez nous, et tout en me regardant dans les yeux il ne voyait pas mon front.

Cela aurait pourtant été si bénéfique pour tous.

Car sur mon front, en lettres de feu, était inscrit « MAIS JE M’EN BATS LES CASTAGNETTES AVEC UNE BATTE DE CRICKET DE TES CONNERIES, Y’A LA FEMME DE MA VIE POTENTIELLE NUMERO DEUX QUI SE TROUVE A DEUX PAS DE CE BANC, MERDE ». Pourquoi diable ne le voyait-il pas.

Il aurait au moins pu remarquer mon sexe pointant vers cette jolie brune.

Oui, je crois.

Diantre, une place toute neuve, toute belle et propre, avec en prime une statue de De Gaulle. Avec des jets d’eau à côté qui s’illuminent de lumières lumineuses et, oserai-je le dire, d’un bleu violacé.

Ce qui tombe bien d’ailleurs, car dans ce coin, on aime le viol assez, ainsi que les beuveries et bastons en tout genre.

Alors, combien de temps avant que la statue ne soit taguée, percutée par un voiture sans permis tunée, avant que les jets d’eau ne servent à des concours de t-shirt mouillés, ou que de sinistres malandrins trouvent la représentation d’Yvonne assez sexy pour se pignoler devant?

J’ai envie de hurler « Non, ça n’arrivera pas! » tout en levant un poing contestataire vers les oiseaux de mauvaise augures si prompts à déféquer sur nos petits bonheurs du quotidien et nos vestes en velours à peine sortis de chez Jules. J’ai envie de croire en l’Homme, car je suis l’Homme, et l’Homme est plus qu’une noix.

Oui, je suis positif, et je vous cule. Avec amour.

Coincoin

La mise

EDIt: Worpdress pour Android, tu es une pute incompétente. T’ENTENDS? SALE CATIN.

Bricolophobie

Dimanche, je me suis rendu dans un magasin de bricolage.

Ca n’a l’air de rien comme ça, tout le monde peut avoir besoin d’un tournevis, d’un clou, d’une ampoule. Mais ce genre de magasin n’est pas pour moi. J’y suis rentré la bouche en coeur: j’en suis ressorti les larmes aux yeux, cherchant fébrilement de l’atarax dans ma poche.

Oh, au début, tout va bien. J’entre, bonjour madame, pardon monsieur en survêtement, et je cherche le rayon « visserie ». J’erre dans l’immense hangar qui tient lieu de magasin, je me perds, je m’agace. En chemin je croise des bricoleurs du dimanche mal habillés, mes yeux commencent à piquer. J’arrive au rayon visserie, la tension monte d’un cran. Des milliers de produits s’affichent devant mes yeux de lapin pris dans les phrases d’un Panzer: des vis à bois, à métal, lisses, chromées, et leurs lots de…chevilles, je crois? Des trucs à mettre dans le mur avant la vis selon la matière dudit mur. Mon sang se glace.

Il en faut plus pour me décourager: j’empoigne un petit sachet et recherche les vis qu’il me faut. J’ai naturellement une oreille qui traîne sur les discussion de mes voisins: je ne saurai les retranscrire ici, les termes étaient trop techniques. Trop incompréhensibles. C’étaient des mots de grandes personnes qui bricolaient, qui construisaient, qui maintenant physiquement leur foyer en bon état. Leurs enfants insouciants jouaient et courraient autour de ces Atlas en survêtements tâchés de peinture.

Stupeur, j’avais moi aussi mon propre chez-moi. A maintenir en état. J’avais cette responsabilité de grande personne qui tenait dans le creux de ma main, sur la forme de vis avec chevilles pour plâtre. Je tremblais. Pas maintenant, pas si tôt! Je suis encore Jeune, Célibataire, et je dois déjà sacrifier mes dimanches à des tâches de Grands?

En hâte, je vais vers la caisse. On me fait remarqué que mon sachet n’est qu’à demi rempli et que je pourrai le remplir pour le même prix. Je prétexte que je suis pressé, bien qu’en fait je ne suis pas prêt à rentrer avec plus de vis. Je n’ai pas encore les épaules. Je ne suis pas encore Grand. Entendant à peine le « tant pis » de la caissière, je me précipite chez moi pour oublier.

Et je recherche les jouets de mon enfance sur ebay.

Déguster une pizza en bon Nouveau Riche de Gauche.

C’était un samedi soir comme il y en a peu dans ma région: enneigé. Dix centimètres de neige étaient tombés, et tombaient encore. La soirée était glaciale, la nuit s’annonçait sibérique.

C’est donc tout naturellement que je décidai de me faire livrer une pizza, par un pauvre quidam en scooter.

Je l’attendais donc, la fin tiraillait mon estomac. Il était en retard, cela se comprend. Il sonne à l’interphone avec un quart d’heure de retard, mais je ne le lui fais pas remarquer. On n’est pas des bêtes.

Je le laisse monter à l’étage, il arrive à ma porte, couvert de pied en cap mais pourtant tremblant de froid. Je prends des nouvelles de son périple: oui il fait froid, oui ça glisse, d’ailleurs un de ses collègues vient de se casser une jambe après une chute. Fichtredieu, et le scooter? Démembré!

Je lui souhaite bon courage et ne lui donne pas de pourboire, je paye en carte bleu. Mais sache petit livreur que mes pensées vont vers toi, alors que je déguste au chaud une pizza tout juste sortie de la boutique, et que je te vois remettre péniblement ton scooter sur la mortelle route neigeuse.

Je prendrai de tes nouvelles demain, ne t’en fais pas. Tu parcourras une route dangereusement salée cette fois.